Présentation

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Dans les critiques portées à l’encontre du « mouvement moderne », certaines démarches ont marqué le milieu architectural et connaissent aujourd’hui, de nouveau, un engouement dans le milieu de la recherche, de la pédagogie, de la pratique professionnelle et chez les divers acteurs du projet : Learning from des architectes Venturi, Scott Brown et Izenour, Architecture without architects de Rudofsky ou Construire avec le peuple de Fathy pour n’en citer que quelques uns.
Dans le prolongement de ces travaux et dans un contexte de diversification des métiers de et autour de l’architecture, et des collaborations proliférantes, ces journées d’études, s’inscrivant dans l’axe 1 du projet scientifique du laboratoire «les processus de fabrication spatiale»1, ont pour objectif d’identifier ces process projectuel à partir de différentes approches.

Les appropriations de méthodes ascendantes transforment les manières de faire et de «chercher» l’architecture tant au niveau des méthodologies du projet, des représentations de la figure de l’architecte, que de la reconnaissance de ce qui fait ou pas architecture. Certes critiques d’un système hégémonique, elles tentent de redéfinir les manières de faire de la recherche, d’enseigner et de concevoir l’architecture, de faire du projet, en se basant sur des situations et expériences existantes, réelles, longtemps situées en marge des intérêts du milieu architectural. La concertation avec les futurs usagers, la participation de multiples corps de métiers, l’interdisciplinarité, les ressources existantes, le montage du projet et les processus d’interaction semblent en être les enjeux fondamentaux.  De ces recherches sur les processus de montages de projet, émergent des thématiques assez diverses tel que l’informel, les tactiques, les stratégies, la participation, les communautés collaboratives, etc.

Quatre journées d’étude traiteront de ces sujets à partir des quatre objets suivants :

– de la recherche (problématiques, méthodes, cadres conceptuels…),
– de la pédagogie (méthodes d’enseignement, thématiques, approches…),
– du projet d’architecture, entendu comme conception (théorisation, dimension opératoire…)
– et dans la mise en pratique (montage, organisation, intervenants, jeu d’acteurs…).

Ces 4 journées du cycle De l’ouverture du process projectuel sont proposées par le laboratoire Les Métiers de l’Histoire de l’architecture, édifices-villes-territoires (MHAevt) et pilotées par Stéphanie Dadour, membre du laboratoire et maître-assistante à l’ENSA Grenoble. Elles se tiendront entre 2016 et 2017.


1/ Cet axe 1 privilégie l’analyse de l’architecture en considérant comme matériaux premiers sa dimension physique. Plusieurs membres du laboratoire (Halimatou Mama Awal, Etienne Lena, Stéphanie Dadour) ont axé leurs travaux sur la relation entre formel et informel, et entre espaces construits et cultures de l’habiter, interrogeant également la culture de l’architecte aujourd’hui.

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